La voiture électrique, la condition du gentleman de demain.

Le pétrole est de plus en plus décrié par les écologistes qui sonnent l’alarme sur les sources d’énergies fossiles. Jugée plus propre et responsable, la voiture électrique semble avoir un avenir radieux si l’on croit les médias spécialisés dans le domaine. Cependant, pourquoi les politiciens et les industriels ne mobilisent pas assez de ressources pour produire ces véhicules qui dégagent moins de CO2 ? Les hypothèses divergent, selon le camp et les avis, mais il faut avouer que les prototypes sont nombreux, certains modèles sont déjà sur le marché et les infrastructures sont aménagées pour les entretenir et les ravitailler. En tant que gentleman Parisien, mon choix a été de me tourner vers la voiture éléctrique.

Embargo ou manque de la demande ?

Certains adeptes de la théorie du complot vont jusqu’à affirmer que la domination des produits dérivés du pétrole n’est que le résultat d’un embargo destiné à endiguer la production d’autres matières premières. Cela risquerait de diminuer la valeur de l’or noir, qui en plus d’être cher à extraire, provoque aussi des désastres écologiques qui minent la santé de notre planète. Les plus fervents appuient leurs idées par des exemples tout à fait historiques, mais également discutables sur le plan idéologique.

Pour certains fanatiques, la culture du cannabis (dont les fibres peuvent être utilisées pour le textile et la fabrication de corde très solide) a été interdite pour favoriser la production du coton et du nylon. Ces dernières matières étaient fabriquées par des usines possédées par une certaine élite.  Les énergies propres sont-elles donc victime de barrières économiques et idéologiques liées au profit d’une catégorie privilégiée ?

Serait-ce une alliance des constructeurs qui continuent à proposer des voitures fonctionnant au pétrole malgré les avancées possibles ? Il ne faut pas oublier que l’offre est toujours en fonction de la demande. Même si les stratégies publicitaires d’autosuggestion sont palpables, ne serait-ce que dans les médias hollywoodiens, les comportements du consommateur dictent encore la configuration des produits qui sortent des usines.

Les contraintes à surmonter

La voiture électrique est victime de son allure trop propre. Le silence, ou plutôt le son produit par le moteur, n’est pas vraiment ce qui est recherché par les adeptes des rugissements tonitruants venant du capot. Même s’il y a des jantes voiture en alu dernier cri, le ronronnement discret ne suffit pas aux fanas de la vitesse. Certains véhicules modernes proposent en parallèle un moteur classique, ce qui permet d’avoir un hybride aussi bruyant qu’économique en matière de pétrole, ainsi que des sensations de conduite agréable.

En effet, les moteurs propres qui sont souvent peu adaptés à la conduite sportive. Pour plus de puissance, il faut plus d’énergie. Or la capacité de stockage varie selon la taille des batteries, qu’il faudra placer judicieusement pour répartir le poids et économiser l’espace. Mais le plus gros handicap de ce type de véhicule reste sans doute l’infrastructure nécessaire pour le ravitaillement et l’entretien.

En pays occidental, c’est possible si les instances dirigeantes y mettent du leur. Mais les pays africains qui luttent encore contre la famine auront du mal à investir dans des installations coûteuses pour permettre de recharger les « piles », alors que la plupart des véhicules qui circulent sur le continent ont déjà une cinquantaine d’années.

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