Le gentleman et l’alcool

Durant un séminaire « alcool et société », j’ai découvert le rapport étroit que peut entretenir le tord-boyaux avec la vie sexuelle et sentimentale d’une personne. Ce n’est pas pour me vanter mais j’ai une facilité avec les femmes, ce qui dépareille de mes collègues de travail.

L’alcool récréatif comme agent désinhibiteur

Je suis professeur d’université à la Sorbonne et, en consultant mes étudiants, j’ai constaté leur incapacité à faire la fête sans une consommation quelconque de produits euphorisants. Ainsi, puisque les jeunes de nos sociétés sortent faire la parade dans un état second, alors ils séduisent dans un état second. Ainsi, on arrive forcément à une relation sexuelle bancale, surtout chez mes carabins, plus aptes à calculer la vitesse que Jésus doit entretenir pour marcher sur l’eau que d’être un mâle alpha au plumard.
De surcroît, j’ai également constaté une augmentation des relations adultérines dans une indifférence générale et bien comprise. Les demoiselles font du libertinage une activité normale pendant que certains profitent de cela pour faire du voyeurisme, du candaulisme ou du mélangisme.

Bien entendu, je ne me permettrai pas de juger de la viabilité de ce type de pratique. Mes amies professeures, bien câblées au niveau cérébral, sont plutôt du genre soumises masochistes ou dominatrices à gode-ceinture. Forcément, l’étudiant qui érige le missionnaire comme activité transgressive se conforte dans son statut de puceau…

Des alternatives à l’alcool

Parfois, l’alcool et d’autres substances psychotropes, interviennent fortement sur le type de sexualité exercée. Le cannabis est, par exemple, un aphrodisiaque puissant qui va paradoxalement donner une relation plus tendre et plus cérébrale. A contrario, l’alcool va bloquer les érections dans de nombreux cas mais inciter à une euphorie et à un rapport très actif sur le plan de la régularité de la pénétration. La cocaïne va provoquer le déchirement de la membrane anal du passif pendant que l’héroïne….on ne sait plus mais cela ne devait pas être trop mal.

Une société de consommation incompatible avec la gentleman-attitude

Bref, terminons de plaisanter et revenons à l’alcool, les autres psychotropes étant marginaux et non légalisés. Il est quand même inquiétant de constater l’importance de ce type de produit dans nos sociétés comme support de contact. On est loin de l’amour décrit sous la plume de Flaubert quand on voit les meutes de sauvages qui peuplent les bars le samedi soir, abrutis par l’alcool, le football et leur inactivité de la semaine.

Prendre du recul et s’assumez : la base du gentilhomme Parisien..

Pour conclure, il est vrai que je n’ai pas vocation à m’exprimer sur les tendances de mes étudiants, étant moi-même l’esclave d’une dominatrice sévère du XIème arrondissement parisien. Cependant, je n’ai pas besoin de boire comme un débauché ou de me défoncer à autre chose pour prendre du plaisir à lui lécher le couperet. Ce sont des jeux de rôle d’autant plus délicieux qu’ils sont pratiqués en pleine conscience.

Ainsi, si j’avais un conseil à mes étudiants : privilégiez le sexe et non la fête, les deux ne sont pas dépendants comme vous le font croire nos élites pour faire rouler le petit commerce. C’est tout de même dommage de devoir devenir toxicomane pour pouvoir tirer un coup…