Sous-vêtements

Aujourd’hui et depuis nombreux siècles, l’homme mais surtout la femme n’ont jamais renoncé à se mettre en valeur dans leur intimité. En effet, une fois la porte de la chambre à coucher fermée, via les sous-vêtements, ils viennent stimuler le désir de l’autre et ainsi mettre en exergue leur propre force d’attractivité.

Sous-vêtement que nous avons à dispositions dans nos sociétés occidentales.

Dans un premier temps, nous reconnaissons les sous vêtements du quotidien, plutôt là pour nous assurer un confort que de susciter un désir chez autrui. C’est le cas du boxer, le sous vêtement le plus vendu pour les hommes. Malgré tout, il est quand même plus apprécié des femmes que le caleçon, pourtant à la mode dans les années 90 pour son côté branché. Enfin, le slip fait figure de dinosaure sur le marché, apprécié des hoministes conservateurs, détesté des progressistes à la mode, il tient le paquet de testicules comme aucun autre accessoire. Tout en sobriété, efficace et simple, le slip est un classique éternel et indémodable. Même les femmes ont peur de s’en moquer aujourd’hui, tellement son succès est grandissant dans les vestiaires de rugby du XV de la rose.

Chez la femme, le dessous le plus vendu est bien évidemment le string. En effet, ce bout de tissu qui cache le sexe et le pubis fait un véritable carton aujourd’hui, que ce soit dans l’intimité, sur les plages ou dépassant du pantalon taille basse. Il représente plus de la moitié des ventes de sous-vêtements dans le monde occidental, soixante pour cent en France. Il a beaucoup moins de succès dans les états islamiques, tant il met en valeur la femme et scinde ainsi les hommes, oubliant parfois d’aller à la prière à la vue de ce bout de tissu méphistophélique. Reste à savoir de quel œil le prophète voit cet instrument hérétique.

Il y a beaucoup de déclinaisons du string, comme le tanga, qui peut être composé de tissu, de cuir ou de latex et comportant un peu plus de matière que ce premier. D’ailleurs, ce sont les brésiliens les grands spécialistes en la matière avec 300 millions de strings vendus par an (à croire qu’on lave les tables avec des strings à Rio de Janeiro). Parmi cela, on compte également le slip brésilien (ficelle plus large que le string) et le micro-bikini, le démon des voyeuristes éjaculateurs précoces. Pour les hommes, nous avons en équivalence le suspensoir qui, comme son nom l’indique, suspend comme jamais les parties. C’est un attribut lui aussi à la mode depuis que l’on constate sa présence dans les vestiaires professionnels de football.

Dans cette zone corporelle que représente le fessier, nous terminerons par la culotte, compromis charnel qui cache entièrement les fesses et le sexe. Notons que beaucoup de culottes laissent, malgré tout, le bas des fesses découvert. Et pour cause, c’est une zone très excitante chez la femme. A l’inverse, le shorty ne laisse pas dévoiler grand-chose, si ce n’est des jambes qui ne peuvent pas tricher avec ce type de bâchage. Les courbes étant simplement recouverte mais respectées, il faut avoir géré son régime avant de s’y lancer.

Si l’on descend un peu, nous avons bien entendu les collants, de toutes les couleurs, de toutes les tailles, qui permettent de corriger les défauts de peau de ces demoiselles et de les protéger du froid. Cela leur permet de mettre en valeur les formes avant toutes autres considérations esthétiques. Moins glamour, le bas de chausse, qui ressemble beaucoup plus à des chaussettes de rétentions qu’à l’avatar de la sensualité féminine. Dans le même style, les japonaises mettent des « tabis », chaussettes montantes semblant les magnifier dans leur intimité. Les japonais sont, niveau sexuel, très différent de nous. Pour eux, une femme soignée est plutôt déguisée en samouraï qu’en oiseau de nuit couvert d’un string jarreté. De toute façon, c’est un non-sens de violer une femme en sous-vêtement, le viol se pratique habillé et les nippons le savent.

Cependant, nous pouvons raisonnablement dire qu’il n’y a rien de plus cher, de plus beau, de plus élégant et de plus excitant qu’un porte-jarretelles porté par une belle femme. Les petites attaches pour maintenir les jarretelles méritent, à elles seules, une éjaculation d’avertissement. Bien entendu, il vaut mieux avoir un corps prédisposé à ce type de couverture sans quoi le résultat peut devenir très mitigé. Si ces conditions sont respectées, alors il est bien plus excitant et aiguillonnant que le body, ce drap obsolète composé d’une pièce qui moule tout le corps et qui n’a plus de succès depuis trente ans. En gros, depuis les soirées communistes du Parti central soviétique à Yalta.

Le porte-jarretelles se porte généralement avec un soutien-gorge et ,dans l’idéal des fétichistes, avec des talons aiguilles. Le soutien-gorge, c’est la « Renault » du marché du sous-vêtement mondial. Toujours là, indémodables, quelques innovations pas piquées des hannetons, solides mais pas transcendants. Beaucoup de formes de soutien-gorge ont fait leurs apparitions avec de différentes coupes et couleurs. Nous avons aussi le redresse-seins, qui permet de tricher un peu au niveau de l’horizontalité de la structure intrinsèque tout en laissant apparaître les mamelons, une pierre et deux coups pour les séductrices et les allumeuses. Sous forme de soutien-gorge, nous reconnaissons également la brassière qui ne maintient pas les seins avec deux bonnets indépendants mais grâce à une bande de maintien global. Enfin, nous avons l’option bustier pour les éminences du désir, c’est ce petit corselet qui nécessite un ajustage parfait du fait qu’il ne comporte pas de bretelle. Il laisse alors les épaules nues ce qui est gage d’une élégance reconnue pour une femme.

Il y a également la nuisette ou le déshabillé. Ce dernier est une robe de chambre très élégante qui permet de se rendre belle au lit, tout comme la nuisette, généralement décolletée et de soie. Si ce n’est pas de la soie ça peut la gratter souvenons-nous ! La nuisette peut être accompagnée d’une gaine provisoire pour les femmes en surcharge pondérale, permettant d’affiner les courbes non dévoilées de la chérie. Ce maintien du bassin va donner un résultat extérieur bien plus alléchant pour le chanceux du soir.

Les corsets ont toujours fait le bonheur des femmes de la bourgeoisie, de la cour de Versailles et de la haute société. Une petite taille est synonyme d’un certain chic, ce qui donne le terme de « corseter », désignant un ajustage parfait et majestueux. Certaines pratiques masochistes montrent des femmes se corsetant au maximum pour avoir cette fameuse taille de guêpe . Les corsets modernes sont très sexuels aujourd’hui, puisque l’on rencontre souvent une forme à deux pénis se croisant et cachant, de par leurs glands, les seins de la promise. Ancêtre du corset, le cor-piqué, instrument de torture pour les intellectuels de l’époque (fin de la Renaissance) car difficile à mettre. il fut également désigné corps à baleines (corps baleinés) car il était censé maintenir la taille (ce qui n’explique rien du tout de ce curieux surnom).

La guêpière permet de faire le mélange de tous ces beaux outils. Elle est formée d’un bustier et d’un porte-jarretelles en même temps, ce qui donne une tenue réellement ambitieuse. Généralement constituée de tulle ou de dentelle, elle est la synergie parfaite de toutes ces apparences sensuelles et voluptueuses.

Autrement, même si elle est devenue obsolète pour le quotidien, la jarretière tient encore une place prépondérante dans les mariages. Elle est le symbole de la défloration de la mariée qui va se consacrer à son nouvel amour de vie. Traditionnellement, la jarretière est mise en enchères pendant le mariage pour renflouer les caisses des jeunes mariées. Le gagnant des enchères vient alors, une fois le chèque signé, prendre la jarretière avec les dents sur les jambes de la mariée. C’est quand même triste de voir les couples se regarder en chien de faïence pendant les enchères par peur d’être soupçonnés d’infidélité par leur moitié, ce qui participe, peu à peu, à l’extinction de cette belle tradition. Encore pire, les personnes qui achètent la guêpière sans aller l’annexer par les dents, c’est une véritable annihilation du génie humain dans sa capacité à innover du convivial. Bref, ne nous écartons pas du sujet du jour.

Jadis, c’était le jupon qui était considéré comme un (gros) sous-vêtements, d’où l’expression du coureur de jupons. Ce n’est pas grand-chose de plus qu’une forme de sous robe, très peu portée actuellement si ce n’est dans les cabarets parisiens voulant retranscrire l’euphorie de Pigalle dans les années trente.

Enfin, pour les hommes, les vrais, ceux qui sont nourris à la fureur de vivre et au western spaghettis, on trouve le débardeur, qui permet de deviner leurs deltoïdes de méchants et laisse découverts nos biceps de tueurs de Viêt-Congs. Avec ça, on peut fumer des cigarettes au bord de la moto sur la côte adriatique et les femmes n’en peuvent plus de cette vision fantasmagorique.