Gentleman devant l’éternel

22 Février 2017, pendant que de l’autre côté du périphérique il s’amuse à caillasser la police sous faux drapeau, nous naviguons dans les faubourgs du grand Paris. Je me nomme Advam, j’ai 34 ans.

Un devoir d’exemplarité

Paris, c’est des millions de touristes chaque année, des Japonais qui tombent dans les pommes sous le coup de l’émotion, un tournoi du grand chelem et 13% d’homos. Un melting-pot savant qui est à la fois capitale de la mode et de la gastronomie. Vous imaginez bien la pression qui repose sur un gentleman parisien dans ces conditions.

Une bisexualité assumée

Certes, j’ai une allure masculine, une conduite franche dans mes rapports sociaux et je porte idéalement des lunettes CalvinKlein dernier cri. Cependant, je revendique ma bisexualité dans la Ville Lumière, je pense que l’être humain est une âme dont je fais l’éloge en dehors de toutes les considérations de genre. Je suis un homme courtois, je ne me vautre pas dans la revendication à tout rompre mais j’assume pleinement : je suis un gentleman parisien.

Certes je ne suis pas un saint, je fréquente les boutiques de luxe, je vais boire des cocktails dans les bars gays branchés de la capitale mais je ne vais pas jusqu’à enfiler des talons les jours de fête. Je ne suis pas de ces exhibitionnistes à la conduite douteuse et qui détiennent l’art de faire vivre une certaine intolérance de réaction.

Un grand lecteur

Pour moi, un cavalier solitaire est un lecteur puisqu’il est l’éloge de l’esthétisme. J’essaye de lire quelques minutes par jour, bien que la tenue de ce blog ainsi que la qualité de mes relations ne me permettent pas d’y passer trop de temps. Mais de grâce me direz-vous ! Qu’est-ce qui peut bien remplacer le fait de lire quelques lignes de Louis-Ferdinand Céline ? en effet, je me le demande encore..

Le style, c’est 60%

Le style, l’allure, la carapace, c’est 60% d’une personnalité perçue. Ainsi, je sors muni de mes souliers en cuir de crocodile de marque française, gabardine moderne et écharpe rouge, une nostalgie du communisme de grand-père. Ma peau mâte, mes origines Arméniennes et mon ouverture d’esprit sont pourtant de bons atouts, notamment pour faire fondre les Parisiennes, celles qui forgent l’opinion publique.

Advam, un prénom discriminant ?

Avant d’être une solution de paiement, vous m’excuserez mon solipsisme mais Advam est mon prénom. En France, du moins à Paris, il ne m’a jamais porté préjudice car je suis un gentleman de la république et point son enfant comme s’en réclame nombre d’entre eux évoquer dans mon introduction. Je suis de cette catégorie d’homme qui aime la France pour sa qualité de vie, ses services sociaux, ces plats de gourmet qui coûtent le prix d’une bonne paire de lunettes. Aussi, lorsque j’ai une copine sexy, je sais la gâter le jour de la Saint-Valentin. Bref, je suis un incompris.

Je digresse un peu et je m’en excuse, j’espère m’être bien présenté. La semaine prochaine j’aborderai la question essentielle : quelles sont les 10 commandements du gentleman parisien ?

Advam