Odeurs de la nature et senteur du gentleman

gentleman parisien

Les odeurs prennent une place centrale dans nos relations sociales, comme chez beaucoup de mammifères. Nous employons des termes comme « ne pas pouvoir le sentir » ou « se faire mener par le bout du nez ». Ces expressions rendent bien compte de la position prépondérante de l’organe préféré du gentleman œnologue.

Le sexe n’y échappe pas

Dans le sexe, il y a également une dimension olfactive à prendre en considération. Ce n’est pas par hasard que les femmes sont de plus en plus sensibles à dissimuler leurs « odeurs » corporelles à l’aide d’une montagne de produits. En effet, aujourd’hui, une femme qui ne se fait pas le maillot s’expose à des moqueries salaces. « Se faire le maillot » désigne l’action de se raser la zone entourant le sexe afin, notamment, d’éviter les stockages de cyprine séchée sur ce secteur sensible. Cela permet également à son homme de se croire dans son film pornographique du jeudi midi.

Pareillement, un gentleman digne de ce nom doit se raser un minimum pour manifester sa virilité autrement que par sa pilosité. Ai-je encore besoin de le souligner…

Un jeu hormonal, la culture de gentleman contre la nature de l’animal

« Nous aimons toujours ceux qui nous admirent » , voilà un adage de François de la Rochefoucauld. Forcément, la personne qui admire nos odeurs de moufette (petit putois qui expulse des sécrétions malodorantes en cas de danger) va prendre plus facilement place dans nos cœurs. D’ailleurs, il est prouvé scientifiquement que les aisselles masculines font un carnage auprès de la population féminine. Cependant, il ne faut pas confondre des aisselles aromatisées à la douce virilité et le caleçon bien dégueulasse, jeté au pied du lit et beaucoup moins aphrodisiaque.

Puisque nous avons évoqué les dessous-de-bras, savons-nous si le jeu hormonal est à ce point déterminant ? Nous savons que dans le milieu animal, les sécrétions odoriférantes sont centrales dans le processus d’accouplement. Cependant, les femmes coquettes savent nous rappeler que l’odeur du corps ne signifie pas l’odeur de transpiration crasse accumulée au bureau.

Le triomphe de la modernité

Aujourd’hui nous utilisons des parfums et des déodorants qui font office de phéromones. Cela implique le fait que nous ne sommes plus habitués aux odeurs corporelles, comme nos ancêtres, ce qui affecte l’impact libidinal qu’elles avaient jadis. Ainsi, nous essayons de choisir des arômes artificiels selon la vision que nous avons de notre personnalité, du moins celle que nous voulons refléter.

Enfin, certaines pratiques sexuelles utilisent les senteurs pour préparer les situations chaudes. De l’encens, des huiles de massage parfumées et autres sprays aphrodisiaques font le bonheur des amoureux

Les 50 nuances du gentilhomme

Pour finir, les adeptes de domination utilisent la dimension olfactive bien autrement. L’anulingus offre l’arôme primitif de l’être aimé alors que certains préféreront les pieds. En effet, certains fétichistes des pieds privilégient la salubrité à la propreté, partant du postulat que plus les pieds sont sales, plus l’effort doit être conséquent et plus la preuve de l’amour est grande. Les plus aguerris vont demander l’autorisation de passer à la vitesse supérieure en dégustant la chaussette puante de leur amour. Enfin, les professionnels de la discipline supplieront de renifler les toilettes toutes la journée afin de bien comprendre l’essence de l’autre.

 

Gentleman devant l’éternel

bar gay

22 Février 2017, pendant que de l’autre côté du périphérique il s’amuse à caillasser la police sous faux drapeau, nous naviguons dans les faubourgs du grand Paris. Je me nomme Advam, j’ai 34 ans.

Un devoir d’exemplarité

Paris, c’est des millions de touristes chaque année, des Japonais qui tombent dans les pommes sous le coup de l’émotion, un tournoi du grand chelem et 13% d’homos. Un melting-pot savant qui est à la fois capitale de la mode et de la gastronomie. Vous imaginez bien la pression qui repose sur un gentleman parisien dans ces conditions.

Une bisexualité assumée

Certes, j’ai une allure masculine, une conduite franche dans mes rapports sociaux et je porte idéalement des lunettes CalvinKlein dernier cri. Cependant, je revendique ma bisexualité dans la Ville Lumière, je pense que l’être humain est une âme dont je fais l’éloge en dehors de toutes les considérations de genre. Je suis un homme courtois, je ne me vautre pas dans la revendication à tout rompre mais j’assume pleinement : je suis un gentleman parisien.

Certes je ne suis pas un saint, je fréquente les boutiques de luxe, je vais boire des cocktails dans les bars gays branchés de la capitale mais je ne vais pas jusqu’à enfiler des talons les jours de fête. Je ne suis pas de ces exhibitionnistes à la conduite douteuse et qui détiennent l’art de faire vivre une certaine intolérance de réaction.

Un grand lecteur

Pour moi, un cavalier solitaire est un lecteur puisqu’il est l’éloge de l’esthétisme. J’essaye de lire quelques minutes par jour, bien que la tenue de ce blog ainsi que la qualité de mes relations ne me permettent pas d’y passer trop de temps. Mais de grâce me direz-vous ! Qu’est-ce qui peut bien remplacer le fait de lire quelques lignes de Louis-Ferdinand Céline ? en effet, je me le demande encore..

Le style, c’est 60%

Le style, l’allure, la carapace, c’est 60% d’une personnalité perçue. Ainsi, je sors muni de mes souliers en cuir de crocodile de marque française, gabardine moderne et écharpe rouge, une nostalgie du communisme de grand-père. Ma peau mâte, mes origines Arméniennes et mon ouverture d’esprit sont pourtant de bons atouts, notamment pour faire fondre les Parisiennes, celles qui forgent l’opinion publique.

Advam, un prénom discriminant ?

Avant d’être une solution de paiement, vous m’excuserez mon solipsisme mais Advam est mon prénom. En France, du moins à Paris, il ne m’a jamais porté préjudice car je suis un gentleman de la république et point son enfant comme s’en réclame nombre d’entre eux évoquer dans mon introduction. Je suis de cette catégorie d’homme qui aime la France pour sa qualité de vie, ses services sociaux, ces plats de gourmet qui coûtent le prix d’une bonne paire de lunettes. Aussi, lorsque j’ai une copine sexy, je sais la gâter le jour de la Saint-Valentin. Bref, je suis un incompris.

Je digresse un peu et je m’en excuse, j’espère m’être bien présenté. La semaine prochaine j’aborderai la question essentielle : quelles sont les 10 commandements du gentleman parisien ?

Advam

Présentation d’un blog de gentleman

carte de la rive gauche

Bonjour, je suis Advam, le gentleman Parisien qui vous accueille sur ce blog pour aborder des sujets divers et variés. Je suis passionné par la mode et ce n’est pas pour rien que Paris en est la capitale.

Je suis un esthète qui aime les belles choses et qui suis fier de venir de la rive gauche. Une bourgeoisie discrète, une élégance retenue et un intérêt pour les arts. La Tour Eiffel ne traversera pas la Seine, question d’honneur..

Je veux vous parler de coup de cœur, de passions, de problèmes existentielles, de ma dernière paire de lunette, de ma ville, bref de moi.

J’espère que ce blog me permettra de me faire connaître sans me faire reconnaître.

Advam